Le departement du Choco n'est desservi que par avion ou par bateau. Nous arrivons a Nuqui dans un avion archi plein avec 3 passageres, quelques cartons et sacs plastiques. Nuqui semble avoir rate le train du developpement. Les prix sont exhorbitants puisque toutes marchandises arrivent par bateau ou avion. Avons tout de meme trouve a nous loger chez un sympathique ex-dentiste de Bogota qui a eu le coup de foudre pour la region et cherche des plantes medicinales avec l'aide des indiens de la region. Rencontre egalement avec des ingenieurs de la Compagnie colombienne de cacao charges d'enseigner aux habitants la culture du cacao - a la place de la coca - et d'en organiser le transport. A part ca, pas de baleines. Chaleur, moiteur et moustiques. 

Deux jours plus tard, depart en petit bateau de peche pour aller a Bahia Solano. Trajet prevu en 1 h, mais le mauvais temps s'en mele et... vous ne verrez pas de photos. Apres 2h30 hyper penibles et beaucoup de bleus partout, arrivons quand meme en vie a Bahia Solano, un peu plus developpe. Le jour suivant, beau temps et nous partons avec des membres du departement de l'environnement, des enseignants en communication et quelques eleves pour tenter de voir les baleines. Pas davantage de chance, elles etaient a El Vallee parait-il, soit a 45 min plus loin que nous ! Mais le Choco est tout de meme un coin plein de mysteres. Les cotes sont magnifiques, decoupees par des rochers noirs sur fond de vegetation luxuriante, bien que ne permettant pratiquement aucune culture maraichere. Pressees par la date prochaine du retour de Clem, nous volons vers Medellin.

Visite rapide. Centre ville tres interessant et fatiguant comme toutes les grandes villes. Le metrocable nous a permis d'avoir un point de vue magnifique sur les quartiers excentres et les collines alentours. Avons visite une grande bibliotheque gratuite pour tous les jeunes de ces quartiers defavorises que sont les collines - anciennement le fief des narcos -. 96 ordinateurs sont a disposition de gosses parfois a peine plus grands que leurs ecrans, ainsi que des livres, dont certains offerts par le roi d'Espagne, et diverses salles devolues a l'expression corporelle ou arts divers. Les graffitis qui ornent les murs des maisons du quartier sont vraiment tres touchants, on voit que l'espoir renait et que les habitants y croient fermement. 

Retour a Bogota.

A bientot